Décider à hauteur du vivant
Et si, avant de chercher à faire toujours plus, nous commencions par nous demander ce qui rend la vie possible ?
À INFIPP, nous avons accueilli Marie-Agnès, engagée au sein de l’association Amazônia, pour une conférence intitulée « Revenir à l’essentiel ».
Elle nous a partagé son immersion en Amazonie brésilienne, où l’association développe des projets en coopération avec les communautés locales, notamment le peuple Ashaninka.
Là-bas, les décisions ne sont pas seulement évaluées à l’aune de la croissance ou de l’optimisation. Une autre question les traverse : permettent-elles de préserver les conditions de la vie ? La qualité de l’eau, la fertilité des sols, l’équilibre de la forêt ou encore les relations entre les êtres vivants ne sont pas des sujets périphériques. Ils forment le socle à partir duquel le collectif pense et agit.
Ce récit nous a conduits à interroger nos propres pratiques : que plaçons-nous réellement au cœur de nos décisions ? Comment articulons-nous performance, coopération et préservation du vivant ?
Ces questions résonnent particulièrement avec notre modèle de SCOP, notre fonctionnement collectif et notre métier de la formation en santé mentale. Prendre soin des personnes, des organisations et des générations futures suppose parfois de ralentir, de déplacer le regard et de repenser nos manières de produire.
Revenir à l’essentiel, ce n’est pas regarder en arrière. C’est choisir ce que nous voulons rendre possible demain.
